Le traumatisme

« Une partie de moi est morte… », « Rien ne sera plus comme avant ».

Certains événement nous laisse des symptômes, de la culpabilité. On a souvent du mal à en reparler. Parce qu’on a été victime ou que c’est trop difficile émotionnellement. Il peut s’agir d’un souvenir douloureux, parfois de ce qu’on appelle un « trauma ».

Le traumatisme n’est pas une fatalité, le souvenir douloureux n’est pas insurmontable. Vous pouvez apprendre à mieux vivre avec. L’hypnose vous aide à atteindre cet objectif.

Qu’est-ce qu’un traumatisme en hypnose ericksonienne?

Un traumatisme se forme suite à un événement qu’une personne a vécu et n’a pas su gérer. Elle n’a pas eu les moyens de le faire à ce moment-là et n’a pas bénéficié d’un accompagnement adéquat. De ce fait, il va y avoir « déconnection de l’événement ». L’expérience vécue ne s’est pas transformée en apprentissage, n’a pas continué à se développer comme le font toutes les autres expériences de la vie. Ainsi, cette partie reste « cristallisée » comme « morte ».

Un traumatisme est donc une réaction interne à un événement externe. Il est donc difficilement pris en charge par les thérapies classiques parce qu’il faut aller à l’intérieur pour accéder à cette partie de nous qu’on a mis de côté. 

Des personnes peuvent vivre très longtemps avec un traumatisme en mettant « un couvercle » sur le problème. Mais si on fait cela, les symptômes vont perdurer. Ils ne pourront partir qu’une fois qu’un travail aura été fait. Le traumatisme ressort tant qu’il n’a pas été transformé. Pourquoi ? Parce que cette « partie morte » vous demande justement de régler le problème pour votre équilibre interne, demande votre attention.

Certaines personnes ne se rendent même pas compte que leur symptôme est lié à un traumatisme. Ils peuvent se manifester sous forme d’angoisse de psychosomatiques… Ils essayent de travailler sur les symptômes en vain alors que le problème se situe à un niveau plus profond.

Le traumatisme en hypnothérapie n’a pas le même sens que le traumatisme dans le sens commun. 

Toute expérience peut devenir un traumatisme, elle n’a pas besoin d’être nécessairement tragique. Mais souvent un traumatisme fait suite à un événement difficile à gérer émotionnellement. Néanmoins, l’expérience montre qu’on n’est pas forcément traumatisé par ce que l’on croit et que le trauma a peu à voir avec la gravité supposée de l’évènement. 

A l’inverse, certains événements très « sérieux » et « lourds » émotionnellement ne seront pas des traumatismes dans le sens de l’hypnose ericksonienne. Bien sûr, l’expérience n’en reste pas moins grave et lourde à porter. Elle sera simplement qualifiée de « souvenirs douloureux » plutôt que « trauma » et nécessitera un autre accompagnement hypnotique plus adapté.

Comment l’hypnose ericksonienne peut-elle aider ?

On entend souvent dire qu’il faut « vivre avec » et on a parfois très peur de réveiller un trauma. Au contraire, avec l’hypnose on revisite l’expérience traumatisante. Mais il y a une différence fondamentale : la personne bénéficie pour l’aider de ce qu’elle n’a pas eu à l’époque : conseil et accompagnement. Elle va ainsi pouvoir transformer l’expérience en un apprentissage et une ressource. 

Il n’est pas nécessaire de raconter en détail ce qu’on a vécu. L’hypnothérapeute n’a pas besoin de connaître tous cela pour vous guider. En très peu de temps, il est possible d’identifier s’il s’agit d’un trauma au sens de l’hypnose ericsksonienne.

L’accompagnement se fait d’une manière adapté, respectueuse et sécuritaire, ce qui est particulièrement important pour ce genre de problématiques. 

L’hypnose permet à la personne de retrouver la partie d’elle « perdue dans le trauma », de transformer la culpabilité et de se débarrasser des symptômes associés. C’est souvent vécu comme une grande libération et se fait généralement en une à trois séances.

Pour un travail sur des souvenir douloureux, cela peut prendre un peu plus de temps, de manière à modifier les apprentissages qui ont déjà été faits.